Georges FULGENCIO, directeur général d’une entreprise de bâtiment, et Yvan MICHEL, spécialiste NTIC et pratiques 2.0 se découvrent sur Viadeo et partagent leur intérêt commun pour deux tendances fortes de la société : l’émergence d’une sensibilité à l'habitat durable (éco-habitat) et la mutation du Web 2.0 porté par l'utilisation des réseaux sociaux. Ils décident de fonder ECOVIBIO.
Georges FULGENCIO- Co-fondateur ECOVIBIO
Coordination et stratégie, gestion de la relation client et partenaires

Yvan MICHEL - Co-fondateur ECOVIBIO
Stratégie, positionnement Web et intégration technique

La preuve par l’exemple de la capacité du web 2.0 à rendre possible de nouveaux modes de rencontre, d’échanges et de partage…

Comment les réseaux sociaux peuvent-ils contribuer à une bonne communication autour du développement durable?
Yvan MICHEL : Le phénomène des réseaux sociaux sur le Web est en passe de modifier en profondeur les usages de communication entre individus dans notre société. Ils contribuent à une « bonne » communication, qui répond à notre besoin d’être informé, mais qui est surtout vivante, basée sur l’expérience de chacun, ou d’un groupe. Le développement durable est une approche nouvelle, qui implique encore des inconnus. Le réseau social nous permet de nous créer des repères, d’apprendre et d’échanger au travers de lectures, d’expériences, c’est d’ailleurs ainsi que l’être humain évolue…
Georges FULGENCIO : Si l’écriture ne se pratique plus sur la tablette, et de plus en plus rarement sur le papier, elle s’est trouvée un nouveau medium, qui la transforme : le réseau social. Mais l’être humain reste plus que jamais un animal connecté, avec ses grands besoins d’échanges, d’émotions, et de relations.
La diffusion d’informations sur la toile est considérable, et les internautes apprécient la qualité… Sur le réseau social, les internautes agissent sur cette qualité, ils en sont «les parties prenantes ». La communication de qualité devient un vecteur de sources fiables, basé sur les relations fondamentales entre les êtres, la confiance, la sincérité, les valeurs. « L’animal connecté » que nous sommes devenus, ressent à travers les mots et les textes. Il décide alors de participer à une communication durable.
Comment les RIA (Rich Internet applications) peuvent-elles contribuer à l’apprentissage des enjeux du développement durable ?
Georges FULGENCIO : Les consoles de jeux et vidéos ont envahi notre univers, les enfants et les adultes trouvent, et se retrouvent, autour de ces nouveaux moyens d’apprentissage, très ludiques.
Ces supports répondent à des besoins de nature différente, émotionnelle, relationnelle, intuitive. Les images, les couleurs, tous nos sens sont mis à contribution.
Nous sommes constamment en apprentissage, avec un cortex plus connecté ; face à la complexité des nouveautés, nous avons besoin de moyens ludiques et simples, efficaces, rapides afin d’ingurgiter toutes ces nouvelles données.
Yvan MICHEL : Les RIA sont des applications fonctionnelles et intuitives. Elles sont parfaitement adaptées à notre logique de fonctionnement ; nous pouvons imaginer une application qui nous apprend un principe d’éco habitat connecté sur le net, tout en suivant une nouvelle recette de cuisine!
Elles offrent une navigation riche et devraient progressivement envahir les sites internet. Elles facilitent l’interaction entre l’humain et la machine, et améliore l’accessibilité de chacun à cette formidable invention qu’est l’Internet.
Quelles relations imaginez-vous entre la mobilité durable et la construction (ou l’habitat) ?
Georges FULGENCIO : Nous pouvons imaginer de devenir, par le biais de cette mutation sociétale qui s’opère, de plus en plus nomade dans notre relation au travail.
Nous allons certainement migrer dans d’autres contrées, les villes vont subir un profond bouleversement imposé par les contraintes climatiques et les performances thermiques.
Nous devons repenser notre mode de déplacement, notre façon de vivre. Ceci implique des efforts collectifs, un savant mélange entre individuation et collectivité.
Yvan MICHEL : Oui, l’habitat va subir de profondes transformations, générant des besoins de consommation et de technologies nouveaux ou au contraire revenant à l’essentiel, peut-être un savant mélange de deux… La mobilité quant à elle sera plus collective, et permettra d’autres relations entre l’habitat, le travail, les déplacements.
Ce sont indéniablement la mobilité, l’habitat, et leur relation, qui sont au cœur d’une approche globale et alimentent la vision nécessaire pour apporter des solutions à un développement durable. Au service de l’être humain.
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ECOVIBIO permet aux professionnels de construire leur notoriété en participant aux discussions, de leur offrir une visibilité, d'identifier des prospects, de trouver des partenaires et d'enrichir leur réseau.
Le particulier, quant à lui, peut établir le contact avec les professionnels et les questionner, échanger librement sur leurs expériences, chercher des solutions en alimentant les discussions…
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Propos recueillis par Laurence Wagner – octobre 2009
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