Les enjeux sont clairs, les besoins sont évidents, la formation est nécessaire, mais, prenons quelques instants pour observer cette mutation. Mais que veut dire mutation ? Indéniablement, cela fait penser au changement et il est donc nécessaire d’apprendre à changer. Il est souvent évoqué dans le monde de l’habitat durable, la transformation du bâtiment et de part ce changement, une poussée vers le global local. Mais avons-nous la connaissance des conséquences de la globalité ? C’est peut-être avant tout une prise de conscience, comment agir global - local, si je n’intègre ce processus ? Revenons à ce thème, nouveau métier dans l’habitat durable. Nous pourrions commencer par ce constat, les techniques sont différentes, le mode de pensée, les gestes, il est nécessaire d'apprendre ou de désapprendre, ce n'est pas si simple. Pourrions-nous faire cette comparaison ? A ce jour le bâtiment, ce n’est plus construire un moteur de 2 chevaux, mais c’est de maîtriser les compétences pour mettre sur piste et faire rouler une formule 1.
En effet, ce sont de nombreuses compétences croisées qui sont requises afin de maitriser les différentes professions de l'habitat durable. Il est nécessaire d’apprendre plusieurs compétences pour ne faire qu'un seul métier à plusieurs. Cela implique de multiples connaissances, un savoir-faire, et un savoir-être. Si nous envisageons de penser global, il est nécessaire de comprendre le rapport global - local, pas si simple, puisque nous avons été pour la plupart d’entre nous formater sur un mode de pensée n’intégrant cette cohérence. Il est dorénavant fondamental d’accéder à la globalité, l’interdépendance des phénomènes, les conséquences des actions dans un éco système, ce processus global est d’ailleurs pratiqué depuis des millénaires, nous l’avons simplement oublié en court de route. Alors, comment s’adapter à cette ouverture pour accéder à la globalité ? Parce que si je m’entraine à penser cette cohérence, il est bien probable que j’agisse global – local. J’accède à une ouverture d’autant plus importante envers ma profession, je peux lui en donner un nouveau sens, et accéder à la compréhension de l’interdépendance des autres corps d’états. Alors mutation, c’est bien changement, mais, un fait s’est installé, celui de notre rapport à la vitesse temporelle. Lorsque nous évoquons changement, plusieurs mécanismes humains, la peur de l’inconnu face à celui-ci, dans ce nouveau rapport au temps, une accélération du changement. Question comment former sans provoquer de rupture trop intense, mais en s’adaptant avec les enjeux de l’habitat durable ?
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